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Armistice     Le 11/11/2017   Evénément précédent Evénément suivant

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Le 11 novembre, nous fêtons la fin de la première guerre mondiale : 60 millions de soldats y ont pris part,  20 millions seront blessés et neuf millions seront tués. Cette guerre est considérée comme un événement majeur du XXème siècle :

 

  • elle a mis en jeu plus de soldats et provoqué plus de destructions qu’aucune autre guerre antérieure ;
  • de nouvelles armes ont été utilisées : les premiers bombardements aériens de l’histoire, les premiers véhicules blindés, les armes chimiques (chlore, phosgène, gaz moutarde, arsine, chloropicrine, etc.) ;
  • de nombreux événements internationaux sont survenus durant cette période : le génocide arménien (1915-1916), la Révolution russe (1917), la grippe de 1918 ;
  • cette guerre a modifié les données géopolitiques : fragmentation de l’empire austro-hongrois, russe et ottoman ; disparition de l’empire allemand ; des monarchies ont été remplacées par des états communistes ou par des républiques démocratiques ;
  • création d’une institution destinée à prévenir les guerres : la Société des Nations.

Cette guerre fut le fait de deux alliances : la Triple-Entente  (France, Royaume-Uni, Empire russe + les empires coloniaux contrôlés par ces Etats, Serbie, Belgique, Japon et dans le courant de la guerre l’Italie, le Portugal, les Etats-Unis) et la Triple-Alliance  (l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, l’empire ottoman plus tard, la Bulgarie).

Août 1914, l’Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique, pays neutre, pour réclamer le libre passage de ses troupes. La Belgique refuse, l’Allemagne déclare alors la guerre à la Belgique (c’est ce qui fera entrer le Royaume-Uni en guerre, garant de la neutralité belge).

Le 04 août 1914, l’Allemagne envahit la Belgique et le Luxembourg mais l’attaque éclair (le plan Schlieffen) voulue par les Allemands se heurte à la résistance acharnée autour de Liège. Cette bataille, la première menée par l’Empire allemand dans cette guerre, opposa 60 000 soldats allemands à 30 000 soldats belges. Le siège de Liège débuta le 05 août et se termina le 16 août 1914.

Une ceinture de 12 forts entourait la ville de Liège. Ces fortifications, basées sur des méthodes de défenses allemandes, entouraient la ville à une distance de six à dix kilomètres depuis 1892. Chaque fort était protégé par la zone de feu provenant des autres forts. Lorsqu'un fort tombait, le passage entre les deux forts adjacents intacts était toujours protégé par ceux-ci.

Six des forteresses étaient des grands forts de forme triangulaire ou quadrangulaire. Construits en béton, malheureusement non-armé, ils étaient équipés de deux obusiers de 210 mm, de deux canons de 150 mm et de quatre canons de 120 mm. Quatre coupoles à éclipse avec un canon de 57 mm , pouvant monter au moment du tir et se rabaisser entre-temps, pour la défense rapprochée, plus des canons de 57 mm pour la défense des fossés et de la rampe d'accès. Tous disposaient de stocks de munitions, de quartiers pour les soldats. Entre deux grands forts se trouvait à chaque fois un petit fort (parfois deux). Celui-ci était équipé d'un obusier de 210 mm, de deux canons de 150 mm, de deux canons de 120 mm, de canons de 57 mm .

Au total, les forts disposaient de 400 pièces d'artillerie bien que ceux-ci étaient légèrement obsolètes pour l'époque. L'armée allemande était très au courant de l'armement présent car une entreprise allemande du nom de Krupp Arms Works était sous contrat pour remplacer les canons. Une autre faiblesse des forts était le manque de pièces d'artillerie permettant de couvrir les passages entre les forts mais également la qualité du béton utilisé n'aurait pas été optimale d'après les rapports allemands une fois la bataille terminée.

Le lieutenant général Gérard Mathieu Leman a été personnellement choisi pour commander les fortifications de Liège. Il était sous les ordres du roi Albert Ier. Il disposait d'environ 25.000 hommes pour défendre les forts.

Les grands forts : Pontisse, Barchon, Fléron, Boncelles, Flémalle, Loncin.

Les petits forts : Liers, Evegnée, Chaudfontaine, Embourg, Hollogne, Lantin.

La 3e division belge gardait la ville et elle réussit à repousser les attaques allemandes passant entre les forts. Une attaque contre le fort de Barchon fut lourdement repoussée. Les Allemands ont alors changé de tactique en utilisant la première attaque aérienne de la guerre à l'aide des Zeppelins pour bombarder la ville de Liège. En même temps, la cavalerie encercla la ville par le sud. Lorsque la ville fut presque conquise, le général Leman ordonna le repli de sa division pour rejoindre le reste des forces armées belges cantonnées plus à l'ouest.

Ludendorff prit le commandement de la 14e brigade qui était capable de s'infiltrer entre les forts. La brigade prit le contrôle de la ville le 7 août. Par contre, les forts continuaient à tenir bon ce qui bloquait l'avance des Allemands. Seul le fort de Fléron fut conquis suite à un tir d'artillerie qui détruisit le mécanisme de sa coupole. Le fort de Barchon fut le seul conquis par l'infanterie le 10 août. Pour détruire les fortifications, les Allemands durent déployer leur super obusier de 420 mm nommé "Grosse Bertha" et deux mortiers austro-hongrois Škoda de 305 mm spécialement construits et testés sur base des spécifications de blindage des forts belges. Au moment de la construction, il fut décidé de construire des fortifications pouvant résister à des canons de 210 mm et non pas à des calibres supérieurs. Les forts furent bombardés un par un jusqu'au dernier (Fort de Boncelles) qui capitula le 16 août. Le 15 août, le général Leman fut blessé et capturé par les Allemands dans le fort de Loncin.

La résistance de Liège a permis de ralentir l'armée allemande d'environ une semaine par rapport au planning initial. Ce temps fut précieux pour la préparation des alliés plus à l'ouest.

 

La ville de Liège reçut de la France la légion d'honneur pour sa résistance. C’est la première ville étrangère à être honorée de la sorte. Liège reçut également pour sa résistance la Croix de guerre italienne en 1923, la médaille militaire pour bravoure du royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926 et la croix de guerre belge en 1940. C'est aussi en hommage à la ville de Liège qu'à Paris on débaptisa le café viennois pour le renommer café liégeois.



 

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